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Articles et documents en lien avec la plaque Mémoire de Micolline

plaque mémoire

plaque Mémoire à l’entrée

de Micolline à Sauzet


Chants des partisans

Josy et Roger entrée de Micolline

          Josyane Voss et Roger Bertrand (2005)

 Entrée Micolline
Micolline édifiée par le Pasteur Brès
 Le 17/08/2005, retrouvailles émouvantes pour Josyane Voss née Isaac et sa famille dans un des lieux de son enfance en 1943. Roger Bertrand, propriétaire (*) des lieux, écoute avec attention l’historique de ce parcours de réfugiés dans une période bien troublée de cette France occupée(*). Le père du propriétaire actuel de Micolline, Élie Bertrand, a  participé notamment aux combats menés à Sauzet.

 Mme Voss, née Isaac, originaire de Dieuze comme beaucoup de Lorrains, après l'annexion  de la Moselle, se sont notamment réfugiés dans la Drôme. Article du Dauphiné 2005. Voir dossier de l'AERI  sur les réfugiés Juifs en Drôme. (voir autre article sur Wikipédia).

A Micolline chez M. Roger BERTRAND

Mme Valette sa camarade de classe à Sauzet

Mme Voss avec Mme Valette sa camarade de classe à Sauzet




Plaque hommage au cimetière de Sauzet




 Père du propriétaire (*) actuel de Micolline, Élie Bertrand, a participé notamment aux combats menés par les FFI AS en Drôme-Sud au sein du 4e Bataillon AS  qui a installé son P.C. à  Sauzet.


Élie Bertrand, sous-lieutenant

   Chef de section de la 14e compagnie AS Apostol grièvement blessé sur le plateau de Chabanas au Sud-Ouest de Grâne le  25 août 1944.
 
 Le 25 août 1944, le sous-lieutenant Élie Bertrand (*) rapporte au commandant du 4e bataillon AS les circonstances de la mort du caporal Robert Bonnard et de ses propres blessures au cours de l'embuscade tendue par les Allemands sur le plateau de Chabanas près de Grâne.

"Pierre Balliot dans son livre le Chaudron relate (Page 147, en tête du 8ème chapitre) l'attaque Allemande de la Panzer-Aufklärungs-Abtei lung 11 et reproduit in extenso le compte-rendu du s/Lt. E. Bertrand.
"

                                                  



   Citation à l'ordre de l'Armée d'Élie, Adrien, Marius Bertrand
Décision n°1109


"… Officier d'un mordant exceptionnel a, au cours des opérations  du 24 au 25 août 1944 à Sauzet, fait preuve du plus grand calme au combat. Grièvement blessé par un char ennemi a réussi à rejoindre les positions de mitrailleuses situées à 1km 500 en arrière pour prévenir de la présence de l'ennemi, avait déjà pris part à un coup de main effectué le 20 Août 1944 au matin , sur la Nationale 7 … "   

Cette citation comporte l’attribution de la Croix de Guerre
 avec Palme.

Barrette Croix de Guerre

Fait à Paris, le 4 septembre 1945

Signé DE GAULLE

Il est par ailleurs titulaire de nombreuses décorations notamment de la Croix du Combattant Volontaire
 de la Résistance (CVR)

       CVR
   Élie Bertrand (1915-1988) s'est installé à Micolline (*) avec sa famille, en 1955. Un de ses fils Roger, l’actuel propriétaire, retraité de l'enseignement, a réalisé «Août 44 à sauzet» pendant sa présidence de l'association patrimoniale de Sauzet (**)
(*) Le pasteur Sully Brès a édifié Micolline en 1908. Il demeure au service du culte protestant à Sauzet 
probablement jusqu'en 1921.
(**) Avec la participation de Pierre Balliot et Alain Coustaury membres de AERD.

La 14e compagnie du 4e Bataillon AS Drôme Sud. Voir  l'exposé de P. Balliot sur l'attaque de SAUZET du  22-23 août 44


  Initialement, le lieutenant de réserve Alexandre Apostol commande la 14ème compagnie AS à Gumiane avec pour zone d'action le secteur délimité par Saint-Nazaire-le-Désert, Volvent, La Motte Chalancon et Guisand.

  Après la constitution du 4ème bataillon AS, la 14ème compagnie prend sa position de combat au hameau de Rouveyre, enchâssé entre les serres de Chabanas, de Trémoulet et de l'Ubas, sur le territoire de la commune de Grâne. À cet endroit, il est possible de surveiller et, le cas échéant, d'interdire à l'ennemi d'accéder à la forêt de Marsanne par la D204 soit en venant de Mirmande par la vallée de la Teyssonne, soit depuis la D104 par le hameau de Saint-Bardoux ou par Grâne. Au cours du mouvement, la compagnie doit abandonner un camion de cinq tonnes Chevrolet, une camionnette gazo-bois et une camionnette Chenard de 500 kilos, ces véhicules sont remorqués au parc auto de Bourdeaux pour réparation. Quand, le 13 août, l'ordre est donné au lieutenant Apostol de commencer les opérations de guérilla, il lance notamment des reconnaissances de la route nationale 7, de la départementale D6 de Montélimar à Auriple et du village de Mirmande.
  Le 21 août, contact est pris avec le chef du bataillon états-unien, dont le PC est installé au château de Condillac, une jeep radio est mise à disposition du capitaine Bernard qui décide d'installer son PC avancé à 400 mètres au nord de Sauzet. Deux compagnies sont désignées en accompagnement des Américains.

Très éprouvé, le bataillon se voit accorder, le 25 août, du repos en forêt de Saoû où il s'installe jusqu'au 28, date à laquelle il réoccupe ses anciennes positions.

Le 29 août, le bataillon participe à la marche sur Montélimar.

Au cours de ses combats, le 4e bataillon perd 45 tués et deux blessés.

Il est dissous le 12 septembre 1944 pour former le 3e bataillon de la demi-brigade de la Drôme au sein de la division alpine FFI du colonel Valette d'Osia.


Opérations menées par la compagnie


16 août : Au cours d'une patrouille de reconnaissance, deux miliciens présumés, les époux M., sont mis en état d'arrestation.
17 août : Lors du repli de la 13ème compagnie Didio sur la Rouveyre, la 14ème compagnie en assure la couverture par le feu de ses armes automatiques. Toutes les sections se déploient sur les points hauts dominant le cantonnement.
18 août : Le deuxième classe Georges Berthaud, tireur FM (fusil-mitrailleur), abat un Junker 82 (avion léger d'observation). Une moto Peugeot de 350 cm³ prise à partie lors d'une reconnaissance dans les environs de Grâne, est perdue.   
19 août : Une opération combinée avec la 17ème compagnie permet de détruire, à la grenade Gammon sur la route nationale 7, un camion et deux voitures légères. Un convoi de 450 camions est immobilisé pendant une heure et demie sans perte pour la compagnie. Attaqués en plusieurs endroits à la fois, pris de panique, les Allemands se tirent les uns sur les autres.
20 août : Coup de main sur la N 7, à hauteur de Saulce, destruction d'un camion ennemi. L'action menée à la jointure de deux convois sème la confusion dans les colonnes. Pendant trois quarts d'heure les Allemands échangent des coups de feu.
21 août : Arrivée des premiers éléments états-uniens, prise de contact. Progressant vers Montélimar, la compagnie occupe Savasse. Pendant la nuit, le caporal Bompart est tué par une rafale d'arme automatique ennemie.
22 août : En protection de chars états-uniens à Sauzet, la compagnie est attaquée, au cours de la nuit du 22 au 23, par des chars et des grenadiers de la 
11e Panzer-Division. Après un combat de rue de plus de deux heures, l'ennemi se retire, laissant sur le terrain une voiture de liaison et trois tués dont le Major Weicke, du 15e Panzer-Régiment. Les États-Uniens perdent deux tués et deux de leurs chars sont détruits au canon à bout portant. À la compagnie, deux FFI sont tués (4 tués dans les autres compagnies)
23 août : Installation en position défensive sur les hauteurs au nord de Sauzet.
24 août : La 36e DIUS ayant retiré ses chars destroyers, le capitaine Bernard, donne l'ordre à son bataillon de se replier.
Restée à Savasse, la section hors rang est obligée de se replier sous un violent bombardement et des feux croisés d'infanterie, quand la majeure partie de la compagnie amorce son mouvement de repli vers Rouveyre. Une de ses sections est mise à la disposition du commandement états-unien pour franchir le Rhône et effectuer des destructions dans la région de Cruas.
25 août : A 15h10, la compagnie, qui vient d'arriver à Rouveyre, est surprise en pleine installation par l'irruption d'infanterie ennemie précédée d'engins blindés de la 11e Panzer-Division. Le caporal
Bonnard et le deuxième classe Ducros sont tués, et le chef de section Élie Bertrand grièvement blessé  fiche AERI.
26 août : Très éprouvée, la compagnie se voit accorder un temps de repos en forêt de Saoû.
28 août : Protection du défilé du Pertuis par la compagnie dont deux sections sont mises en surveillance des routes du secteur La Répara-Crest.
La compagnie participe au recensement des matériels pris ou abandonnés par l'ennemi sur la route nationale 7 et dans les secteurs de combats du 29 août au 12 septembre.
3 septembre : Prise d'armes par les FFI à Montélimar sous le commandement du commandant Giry.
12 septembre : Dissolution de la 14ème compagnie ainsi que le 4ème Bataillon AS. Pour former le 3e bataillon de la demi-brigade de la Drôme au sein de la division alpine FFI du colonel Valette d'Osia.
  L'Écusson (ci-dessous) de la 2ème demi-brigade de la Drôme a été réalisé en septembre 1944 sous l'impulsion du lieutenant-colonel de Lassus Saint Geniès qui en avait émis le souhait lors d'un repas avec son état-major à Valence.
   Le Patriote de la Drôme du 15 septembre 1944 s’en fait l’écho : « Croix de Lorraine avec, en surimpression, deux balais d’argent sur fond de gueule et Drôme en azur. Qu’est-ce ? Simplement l’insigne du Régiment FFI Drôme. A bon entendeur, salut ! ».
   Réalisé localement en étoffe, il est porté par les FFI de la demi-brigade en haut de la manche gauche. Il continue à être porté par les anciens de la demi-brigade lors de son intégration dans le 159ème RIA.
  Le 8 et 9 octobre 1944 : douze hommes venus des maquis drômois tués à Lanslevillard (Haute Maurienne en Savoie).
  Accès fiche AERI

Ecusson du Régiment de la Drôme
Le chant des partisans

RR.Page et photos de R. Bertrand DR